Julie Timoshkin & Pierre Lefrançois

Des chercheurs de l’Université de Stanford ont mis en place avec Google un système de description et d’analyse automatique des images. Ces recherches sont le point de départ de notre travail.

Nous avons conçu un système de surveillance qui permet de détecter un visage humain et de quantifier les affects de manière aléatoire. Filmés par une webcam, les visiteurs font face à un écran qui détecte la présence humaine par un carré noir et analyse automatiquement le degré des affects (peur, joie, énergie, anxiété, colère, douleur, tristesse, surprise, désespoir, dédain). Les critères sont établis à partir des études d’Expressions de Charles Lebrun (1619-1690), et sont « quantifiés » avec des mesures absurdes. 

Un casque de contre-surveillance est placé devant l’écran. Cet objet est fabriqué avec une grille de fer et une bande qui permet de masquer l’écartement des yeux. Il s’agit de se protéger des tentatives d’analyse et de surveillance faciale, sachant que les erreurs commises par ce genre de logiciels sont source d’erreurs et d’absurdité.

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